AMBITION -Rock breaker-


31 mai 2020

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Groupe : AMBITION
Titre : Rock breaker
Label : Infernö Records
Année : 2020

Du poil, des clous, du cuir, du feu et de l’AMBITION !

Ce premier album des brésiliens, qui fait suite au petit EP sorti deux ans plus tôt, a tout ce qu’il faut pour mettre l’ambiance jusqu’au fond de la salle pour les grognons qui restent dans le noir, accoudés au comptoir.

AMBITION c’est du hard rock ; AMBITION c’est du heavy à l’ancienne, avec des burnes, où l’on se replonge dans les vieux pots à la Judas Priest, Saxon, Mötorhead ou Kroküs.

AMBITION, c’est un peu comme ce vieux restaurant Kosovar, dans une ruelle sombre de Pristina, avec sa porte épaisse en bois et ses vieux clous moyenâgeux, qui ne paye pas de mine, et où jamais tu n’aurais dit qu’il y avait une taverne chaleureuse à l’intérieur, sans menu, avec une table composée par le patron, et de la rakia à volonté, jusqu’à en perdre la raison.

« Rock breaker » avec sa pochette sans pochette, et son logo de feu de cheminée, n’attire pas l’œil et pourtant son goût reste en fond de bouche pour les vieux heavy metalleux, comme un dix ans tourbé au fumet de saumon.

Une intro et huit titres qui balancent du riff poilu, voici simplement ce que vous allez goûter, où certaines idées vintages auraient dépoussiéré la machine à zouker comme les Accept de « Metal Heart », les Saxon ou les Judas de « Screaming for vengeance » ont su vous brûler les ailes pendant vos longues nuits de folie, cheveux au vent.

La base est là : grosses rythmiques qui font vibrer le plafond, sans jamais tomber dans le pompeux, où les titres « Rock breaker » ou « Screaming in the dark » vous font voyager dans le temps des 70/80’s, avec une voix de Mr Mass des plus velues.

Ce premier album tient ses promesses sans trop en faire non plus ; on sent parfaitement que l’Amérique Latine n’a pas fini de vénérer les dieux du heavy metal.

A chaque morceau qui passe, ce « Rock breaker » donne généreusement du riff heavy qui ne pousse pas dans l’accélération, mais qui s’impose naturellement pour offrir une ambiance très old school. Du solo rock’n’roll aux ambiances plus que loubardes avec « Evil burns » qui seraient passées dans Tenacious D comme une lettre à la poste, on tape du pied, on prend le perfecto et on chante le refrain très Ac Dc comme un hymne ultime à la gloire du heavy metal.

Il n’y a que peu de déchets et on imagine bien les musiciens sur scène à headbanguer en ligne, car si les titres se concentrent uniquement sur la chaleur qu’ils procurent, Ambition sait écrire du heavy rock et aussi s’entourer de quelques guests assez remarquables tels que Luxyahak sur les vocaux de « Play the game » et « Heavy revolution », où il va chercher haut ses performances pour donner aux morceaux une température insoutenable, ou encore Daniel « Danmented » Azevedo qui vient prêter ses cordes sur le solo de « Rock Breaker ».

Que dire si ce n’est que cet album est chaud comme les flammes de l’enfer et que ses trois quarts d’heure vous donnent envie de croiser le fer.

Arch Gros Barbare

28/05/2020