SLAVE ONE -Interview- 04/04/2021


05 avril 2021

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Il y a peu, SLAVE ONE (french technical death metal) sortait un nouveau titre "The stanzas of Dzyan" qui présente également leur premier clip vidéo.
Un titre excellent qui annonce la venue d'une future production.
Quelques questions demandant réponses ont donc été posées à Seb, batteur du groupe. 
Si vous ne connaissez pas, il est encore temps pour vous de plonger dans cet univers riche, complexe et si particulier...

Salut à toi, comment se porte SLAVE ONE depuis la sortie de « Omega disciples », je sais bien que la crise actuelle a raison de beaucoup de groupes niveau concerts, et ça doit être relativement difficile de continuer, alors comment est la détermination chez SLAVE ONE actuellement ?

Salut Arch, la détermination est là, le nouveau single et le cap qui l’accompagne en sont la preuve. La situation sanitaire actuelle a entrainé l’annulation des concerts programmés pour promouvoir « Omega Disciples ». Financièrement, la situation du groupe n’est pas folle, on ne peut compter que sur nous et les structures comme la tienne qui nous permettent de maintenir de la visibilité sur le groupe et envisager l’enregistrement d’un nouvel album.

Ne nous leurrons pas, c’est dur pour tous les groupes.

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Evidemment, cette entrée en matière n’était pas innocente, puisque vous venez de sortir un nouveau titre, et qui plus est en vidéo, avec un premier clip, alors raconte nous l’histoire de ce morceau, unique, et surtout l’aventure de cette vidéo. Qui a fait quoi ? Comment vous l’avez pensé ? Réalisé ? Qui s’est chargé de quoi ? Et ce que vous en attendiez ?

Comme je te l’ai dit plus haut, le but est de maintenir de l’actualité autour de SLAVE ONE. Pourquoi un seul morceau enregistré ? Le microcosme financier du groupe ne nous permet pas d’enregistrer un EP complet et de le sortir en CD. Nous avons donc pris le parti de sortir un single et de tourner un clip pour présenter le nouveau line-up.

Le morceau introduit le thème du futur album s’il voit le jour : la philosophie/théosophie d’Hélène Blavatsky. Je te laisse le soin de te documenter au sujet de cette illuminée.

Pour le clip, il s’agit de fait maison à 100 %. Le clip a été tourné dans notre local de répétition (pas dans un hangar Chris Chocolatine).

Il a donc fallu le penser en fonction de ce lieu. Je me suis chargé du storyboard, des accessoires et décors. Jean (le bassiste) s’est chargé de la lourde tâche de la réalisation et du montage.

On attend du clip qu’il expose le groupe et serve de vitrine quant à l’orientation musicale et visuelle du groupe.

Qu’est-ce qui a été plus difficile, la lumière, le film lui-même ?

Sincèrement tout. Il a fallu gérer tous les aspects. Ce fût hyper stressant : préparer le local, trouver les accessoires, fabriquer les costumes etc.

Le montage n’a pas été non plus une sinécure pour Jean mais nous sommes fiers du résultat.

Encore un petit guest avec Warchangel…

Et oui. Ce n’était pas prévu du tout. Manu est passé au studio le jour de la session de chant. Cyril (le nouveau chanteur), Manu et moi nous connaissons depuis 1996. Cyril a fait les prises en un temps record. Il nous restait du temps et avons donc soudoyé ce cher Warchangel.

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« The stanzas of Dzyan » encore un titre difficile à dire, quelle est son histoire ? Est-ce que SLAVE ONE se brutalise beaucoup plus aujourd’hui, en conservant son côté dissonant évidemment, mais en brutalisant réellement toutes ses approches ? Dans quelles proportions vous sentez une différence ?

Le groupe est sponsorisé par le groupement des orthophonistes de France….

L’approche musicale a changé, nous ne sommes plus dans la démonstration.

Je trouve que l’esprit des nouvelles compositions collent plus à l’esprit et l’essence du Death Metal. Nous explorons plus les dissonances et pensons les compositions pour la scène. La voix de Cyril y est pour beaucoup aussi. Elle est plus variée et plus agressive que celle de Nico.

Je te ferai suivre les demos des nouvelles compositions, tu jugeras par toi-même. Mais pour résumer la chose, OUI, l’approche est plus rentre-dedans dans son ensemble.

Est-ce que ça annonce un prochain album ou Ep ? Vous avez certainement mis à profit le temps de confinement pour écrire de nouveaux morceaux non ?

Oui peut-être un nouvel album si les astres s’alignent pour l’enregistrement. J’ai pas mal de structures de morceaux en stock et de riffs. Nous allons repasser dessus ensemble pour finaliser l’ensemble des compositions.

Pas d’EP donc car pas viable financièrement (j’ai l’impression d’être banquier et gestionnaire plutôt que musicien).

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Quand on voit l’esthétique de votre dernier album en date, quand on voit l’esthétique de votre clip vidéo, on peut se dire que SLAVE ONE met toujours une forte volonté à offrir quelque chose de vraiment digne de la musique que le groupe a envie d’écrire. Est-ce qu’au-delà de la composition, l’esthétique que l’on a pu voir depuis vos débuts, qui est allée crescendo, est quelque chose d’aussi important que le reste chez vous avec une envie d’y mettre son cœur et son âme pour que les visuels soient au moins aussi pertinents que la musique elle-même ?

C’est un aspect qui commence à prendre de plus en plus d’importance dans le groupe. Effectivement, à nos débuts, l’esthétique du groupe nous importait peu. Les choses ont évolué et nous commençons à visualiser le groupe comme un ensemble visuel et musical. Nous avions bossé sur quelques trucs sympas pour les lives avant leur annulation. Nous ne nous transformons pas en Gwar. La musique reste primordiale mais je crois que j’ai eu un déclic en faisant une session pour Brennkelt au Cernunnos Fest. Un groupe qui joue pas trop mal en live et qui a une histoire à raconter sur scène marque plus qu’un groupe qui joue juste pas trop mal.

De plus, j’aime, comme je te l’ai déjà dit, avoir du contenu dans les livrets d’album. Cela explique les gravures créées pour le digipack d’Omega Disciples. Une unité visuelle et sonore.

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Votre vision sur « Cold obscurantis light » et « Vermin », avec le recul, dans le rétro ?

« Vermin » est le départ, le point zéro de l’aventure du groupe. Un EP sans prétention, enregistré avec les moyens du bord, comme un premier tatouage tout dégueulasse et aux couleurs passées, mais qui évoque des souvenirs agréables lorsque tu le regardes.

J’adore l’EP « Cold » et son côté « Regardez ! On sait jouer des trucs techniques ! ». De superbes souvenirs. J’avais pour idée de sortir un EP contenant « The Stanzas of Dzyan », l’EP « Cold » un morceau de DDP remixé et un morceau d’Omega revisité. Le cosmos en a voulu autrement.

Deux ans après le changement de chanteur et de bassiste, est-ce que s’ils n’ont pas pu faire beaucoup de scène avec vous, Tarvos et Jean valent tout de même le coup pour faire quelques travaux domestiques, notamment pour ranger le matériel en répétition ?

Plus sérieusement est-ce que le line-up actuel, même sans trop de concerts, est celui qu’il fallait à SLAVE ONE ? Aujourd’hui qu’en pensez-vous ?

Tarvos est très sexy en tenue de soubrette lorsqu’il fait les poussières dans le local et Jean cuisine très bien.

Ce sont les membres qu’il fallait au groupe pour le booster.

Ils ont assimilé les morceaux avec rapidité. Les répétitions sont une partie de plaisir. Tout roule tout seul.

Cyril est dans son élément sur scène. J’ai hâte de vous faire découvrir cela.

Jean est rodé au studio, a un jeu de basse hyper solide, connait la scène également.

Bon, cette histoire de Gatinaikticut, on va faire le point dessus, pour ceux qui sont allés jusqu’au bout de votre vidéo. Clin d’oeil à « We are french fuck you » la compile et « Fuck you we are from denmark » de Illdisposed… je suppose... ou pas. Mais expliquez un peu pour le reste de la planète…

C’est une histoire à la con qui vient d’une soirée entre les membres de SAVAGE ANNIHILATION et PLEASURE TO KILL, si ma mémoire est bonne. Cette expression en est sortie : Gatinaikticut.

Nous venons d’une région toute pétée musicalement avec peu de groupes.

Savage a utilisé le slogan « Fuck you, we’re from Gatinaikticut » au dos de leur dernier t-shirt. Cela nous a fait beaucoup rire ; on l’a donc glissé à la fin de la vidéo en signe de ralliement.

Peut-être qu’un jour, une compilation « Gatinaikticut » naîtra….

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Pour ceux qui veulent vous soutenir, reste-t-il des vinyles de votre dernier album ? Et dans le cas contraire, un petit rappel sur où et comment on peut vous écouter, choper vos prods. En espérant vous voir sur scène de nouveau avant que la planète ne meure.

Il doit rester très peu de vinyles (de cette magnifique édition limitée à 50 exemplaires). Pour écouter, soutenir le groupe, le seul et unique moyen est le Bandcamp du groupe. (Digipack, t-shirt…)

Mais un partage du clip, un message sur les réseaux sociaux, un colis avec des chocolatines, c’est déjà beaucoup et cela suffit à remplir nos cœurs de Deathsters.

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https://www.facebook.com/DoloremRecords

https://slaveone.bandcamp.com/

Arch Gros Barbare

05/04/2021