Groupe : POWER PALADIN
Titre : Beyond the reach of enchantment
Label : Rock of Angels Records
Année : 2026
Quatre ans après « With the magic of windfyre steel », les islandais de POWER PALADIN reviennent encore plus forts. Si l’impression laissée par le premier album sorti en 2022 était plus que positive, avec un heavy power mélodique intense et ultra condensé, ces paladins n’ont pas chômé pour écrire un album encore plus rapide, encore plus enjoué et fortement épique encore une fois.
Epique parce que la pochette d’album et le livret lui-même sont tirés directement de l’époque médiévale, en perdant un peu de ce côté hyper fantasy, pour mieux aller se balader visuellement du côté des troubadours.
Alors en soi rien de terriblement changeant parce que POWER PALADIN a ici aussi bien exploité sa propre personnalité avec ses envolées de lead qui partent dans tous les sens dans une ambiance où l’on reconnaît facilement les origines nordiques du groupe, tant dans les vocaux de Atli Gudlaugsson, que dans les mélodies du groupe lui-même.
On retrouve encore une fois la légèreté qui avait fait la puissance du premier album, mais POWER PALADIN s’enfonce ici un peu plus dans la vitesse et un dynamisme rock’n’roll tout en restant dans un univers métallique, quitte même à ajouter anecdotiquement des vocaux gutturaux. Et sil est difficile de jongler entre les deux, POWER PALADIN s’en amuse. Certains titre commes « Glade lord of Athel Loren » rappellent la race des seigneurs en étant proche de riffs à la Elvenstorm.
« The royal road », possède du riff de chevalier qui part en croisade vers le dragon, avec cette musicalité hyper positive, comme peuvent l’avoir quelques groupes japonais ou sud coréens, mais toujours dans une atmosphère totalement joyeuse et positive, comme si faire rêver son auditoire était la chose la plus importante du groupe.
C’est impressionnant de bonne humeur et bluffant d’énergie épique , en exacerbant les ingrédients de Blind Guardian en plus fun, avec un feu d’artifice.
« The arcane tower » est un véritable hymne à la joie qui possède la marque des grands comme Edguy sur « Theater of salvation », et l’on découvre des titres féériques avec une voix très haut perchée qui mène la danse et fait virevolter les notes.
Le speed reste la norme sur les morceaux de POWER PALADIN qui même à vous faire vibrer sur du clavecin bombardent comme un jeu vidéo, une espèce de Grand Turismo musicalement heavy metal mélangé à du Destruction Derby qui file à toute vitesse laissant dans son sillage des refrains qui restent en tête.
Et c’est certainement une grande marque de fabrique désormais pour POWER PALADIN, parce qu’on leur reconnaît bien le style sans hésitation aucune.
On part aussi dans du plus profond avec « Aegis of eternity » qui offre une touche plus noble à l’ensemble de l’album grâce à des rythmiques plus massives et plus velues, flirtant avec le heavy thrash. Ceci fait montre d’une grande ouverture musicale pour atteindre quelque chose de plutôt bien fouillé, bien condensé et riche en émotions. Le parfait exemple pour résumer la musique de POWER PALADIN c’est : « Camelot Rock City », car rien qu’à la lecture du titre on peut comprendre le concept musical du groupe et sa couleur.
POWER PALADIN, oui, c’est une histoire de dragon, oui, il y a de la chemise à jabot, certes il y a un prince, un château , une princesse à sauver, mais c’est tellement bien foutu, que ça donne la pêche. La production est fabuleuse et offre à l’ensemble de l’album qui dure quasiment cinquante minutes, des enluminures aux pages que le groupe est en train d’écrire, et des dorures au livre qui contiendra son histoire.
Avec tout ce noir ça fait du bien de voir quelques couleurs offertes par des notes printanières, POWER PALADIN, PALADIN POWER ce groupe mérite et se démarque dans sa propre scène. Cet album surpasse le premier, il serait dommage de s’en priver.
Arch Gros Barbare
10/06/2026