PAZUZU -Oath of the unholy sacrilege-


26 avril 2022

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Groupe : PAZUZU

Titre : Oath of the unholy sacrilege

Label : Nihilistic Holocaust

Année : 2021

Rien à voir avec le légendaire (ou pas) PAZUZU autrichien et sa « baronesse » en deux chapitres, le PAZUZU dont on parle ici vient du Costa Rica, et fait naviguer sa barque depuis 2005 (pour être précis : temps mort au bout de un ou deux ans jusqu’en 2012/2013...aux environs d’à peu près). Pas énormément d’albums (aucun en fait) , mais surtout des démos et des split.

Du coup 2021, était l’occasion de sortir une compilation format cassette avec six titres. Les trois premiers proviennent du split avec Throneum, « In the crypt of the Hakeldamach feld » sorti en cd en 2018. Le quatrième morceau provient du split Ep avec Morbid Perversion, « Darkest abominations » sorti en 2019. Le cinquième titre, provient quant à lui, du split Ep avec Anatomia « Indwelling Morbidity », et enfin, le dernier morceau et non des moindres, est un bonus enregistré live en aout 2019, qui est une reprise, à vous de trouver qui.

PAZUZU c’est un logo à la Beherit, un death doom des cavernes proche d’Autopsy, mais aussi des débuts de la vague suédoise Grave/ Nihilist et une ambiance poisseuse , où les guitares s’enlisent dans des riffs mid-tempo qui vomissent l’obscurité, pour le côté death metal. Et pour le côté plus doom, on s’approche aisément du premier Paradise Lost et des groupes à la Decomposed, ce vieux death doom, pas mélodique pour un sou, mais extrêmement froid et rugueux.

Ce n’est pas une ambiance que l’on traverse sur cette compile, mais une atmosphère ultra roots, ultra lourde, qui vous transperce; tout en étant divisé entre la crasse d’un death metal opaque de la fin des années 80/tout début des 90’s (qu’on aimait découvrir, quand nous étions jeunes et sans ride), et la lugubrité très glauque d’un doom sans dentelle, celui qui est comme la pierre, brut de tout.

Alors bien sûr, s’agissant de titres provenant de split différents les productions sont différentes, mais comme pour Autopsy à l’époque, ce n’était pas la production qui primait. Guitares graisseuses, batterie vraie et authentique, les autres morceaux sont dans la même veine, la voix de Tommil grogne, et le tout éructe son essence du death/doom sans media, sans société, sans rien du tout.
Ce qui est justement le principe même de l’existence de ce genre de groupe death/doom. Juste la musique sombre, pour soi-même sans rien d’autre.

En ces temps merdiques, il est aussi très bon de revenir à l’essentiel en matière de death metal, PAZUZU n’a rien à vendre, ils font du death metal, à vous d’avoir envie de les découvrir.

La jaquette est pro, elle a de la gueule et rappelle bien les prods d’il y a trente ans. Et si maintenant la plupart sortent des tapes parce que c’est la mode de faire old school, ici c’est le genre de produit artisanal qui sent le bousin dans la paille qui n’a pas bougé depuis des années, les étrons sont d’époque.

Franchement PAZUZU ça bute sévèrement, mais attention, il n’y a pas de paillette.

Arch Gros Barbare

26/04/2022