PYRACANDA -Two sides of a coin-


24 avril 2022

PYRACANDA.jpg (121 KB)

Groupe : PYRACANDA

Titre : Two sides of a coin

Label : Rock stakk records

Année : 2021

1990, quinze ans quand cet album est sorti chez No Remorse records (Bling Guardian, Heavens Gate, Grinder...). Alors bien sûr, pas un album qui a marqué la planète entière lors de sa sortie, mais pour ceux qui étaient ouverts à pas mal de choses et éveillés en matière de musique de hardos, sur les magazines de l’époque( et ici en l’occurrence Metal Hammer) , eh bien obligatoirement on se rappelle de ces allemands. Sans doute plus pour la pochette de leur premier album « Two sides of a coin » que pour leur thrash, parce que le thrash à l’époque, c’était quand même un peu la vague extrême la plus dévastatrice qui occupait le coeur de tous les fans de musique extrême, tandis que le death metal commençait, sérieusement à se faire une place dans la grotte.

Mais malgré tout, si le hasard vous a fait rencontrer cet album, forcément, vous l’avez apprécié.

Bref, PYRACANDA et « Two sides of a coin » c’est cette putain de pochette qui avait attiré mon œil d’ado, et si l’univers n’avait pas inventé le tape trading à l’époque, je l’aurai eu dans l’os pour découvrir cet album underground inoubliable.

Mais j’ai jamais chopé ce petit bijou en version originale (ceci dit, je ne l’ai pas cherché plus que ça), il aura fallu cette année pour que je tombe sur un vendeur qui me le propose , et que je découvre que cet album a été réédité en vinyle en 2021 chez les nippons.

Loin des revival thrashcore crossover, ou des groupes trop rapides d’aujourd’hui, le « Two sides of a coin » de PYRACANDA, est juste à la vitesse convenable pour bien se taper le bide avec la main gauche dans le slip, façon Al Bundy, et tenir son godet de mousse frelatée dans la main droite.

Entre les Over Kill de l’époque des « Hammerhead », les Metal Church de l’album éponyme et de « The dark », ou encore les « Alice In Hell » de Annihilator, cet album vend du thrash, parfois speed, parfois un tout petit peu plus heavy, respecte tous les codes de l’époque, avec un chanteur Hansi Nefen qui gère sévèrement ses lignes.

Presque
quarante minutes de pur bonheur, une musique aérée, c’est à dire que leur thrash prend de la mélodie, ralentit, se retourne pour mieux tortiller du cul dans son heavy. On s’en rend compte plus sur la deuxième partie de l’album avec « Dreamworld (Goodbye Mary-Ann) » parce qu’on a la sensation que PYRACANDA penche plus du côté du speed mélodique à la Scanner aux trois quarts de l’album, que du thrash plus violent qu’il y a sur la face A .

C’est clair que tous les titres de la face A, partant de « Top Gun » à « Challenge Cup », c’est de la tuerie. Des riffs hyper thrash speed, bien compréhensibles, grâce aux vocaux chantés du père Nefen, et du coup les rythmiques s’avalent facilement, hissant chaque titre jusqu’au sommet de la montagne.

En plus dans ce genre de thrash la musique n’est pas ultra brutale, mais violente à souhait permettant de retenir et comprendre les titres pour mieux s’en rappeler.

Alors c’est clair qu’on est plus proche des années 80, mais bordel quel pied !!!

Ensuite c’est vrai que la face B est plus posée au début, plus « mélodique », avec de morceaux plus profonds sur leur base, vers des trucs à la Mortal Sin, mais on reste quand même sur un thrash speed démoniaque jusque dans ses solos notamment sur « Rigor mortis ».

Et la fin de l’album c’est une orgie totale avec « Don’t get infected ». On se demande comment ils ont pu écrire un album aussi inspiré, puis ensuite écrire « Thorns » deux ans plus tard qui casse pas trois pattes à un connard.

Depuis, des albums de thrash il y en a eu à la pelle, et même à cette époque, il en est sorti de toutes les poubelles, mais sincèrement, et non pas parce que c’est un vieil album, ce « Two sides of a coin » est un petit joyau brut, que tout amateur de thrash se doit de posséder.

Alors, découvre-le, écoute-le, tu verras, tu vas le chercher sur la toile...

Arch Gros Barbare

24/04/2022