SKID ROW -The Gang's All Here-


26 octobre 2022

SKID ROW.jpg (250 KB)

Groupe : SKID ROW

Titre : The Gang’s all here

Label : Ear Music

Année : 2022

Trente et un an !! Voilà le temps qu’il aura fallu à SKID ROW pour offrir au monde un digne successeur à « Slave to the grind » !! Le gang reprend vraiment les affaires où ils les avaient laissées !

Rachel Bolan, Dave Sabo et Scott Hill sont toujours là, depuis 1986/87, depuis « Skid row » leur terrible première machine à tubes.

SKID ROW avait une carrière magnifique, aussi prometteuse qu’un Guns’n’Roses dans la fin des années 80’s et le tout début des 90’s. Après leur premier album éponyme, l’ultime « Slave to the grind » avait mis le monde à genoux, là encore une énorme machine à tubes hard & heavy de l’époque où Sebastian Bach avait une des plus belles voix de l’univers connu.

Et puis est venu le temps des « B-sides ourselves » où tout le monde y allait de son album de reprises, les Guns compris, mais pas seulement puisque Slayer pour ne citer qu’eux, firent la même chose quatre ans plus tard, et ensuite le début du déclin avec « Subhuman Race » très moyen, le départ de Bach, parti compter fleurette ailleurs... La grande traversée du désert entre 1995 et 2003 que fut « Thickskin » avec feu Johnny Solinger (mettant à part le best of 40 seasons et les inédits de « Fire in the hole  » de la demo de 91, mais surtout l’ultime et incontournable « Forever » ), puis l’inutile « Revolutions per minute » sorti en 2006, ne pouvait laisser présager un chef d’oeuvre aussi puissant en 2022 que ce « The gang’s all here ».

Parce que oui, SKID ROW est toujours là ! Et cet album est simplement le successeur de « Slave to the grind ». Leur nouveau chanteur Erik Grönwall qu’ils ont trouvé chez New Horizon groupe de power suédois, et qui a participé à quelques télé crochets pour faire parler de lui dans son pays, a totalement la tessiture qu’il fallait à SKID ROW puisque fortement similaire à Sébastian Bach.

Et cela a suffit pour redorer le blason de SKID ROW pour nous pondre une mega grosse tuerie hard & heavy comme on l’aime depuis les 80/90 dans la tradition la plus respectée.

Cet album de quarante et une minutes est rempli lui aussi de tubes, aussi énergiques, dynamiques et mélodiques que ce que l’on pouvait trouver du « Slave to the grind », sans faire un « Slave to the grind II ».

De « Hell or high water » jusqu’à « Not dead yet », on retrouve le groove phénoménal du groupe, cette envie d’en découdre au niveau des riffs et des envolées vocales des « Get the fuck out » ou autres « Riot act ».

Alors certes la pochette n’est pas la plus originale du monde, mais bordel poilu, cet album est monstrueusement jouissif !

Produit enregistré et mixé par Nick Raskulinecz (Foo Fighters/Death Angel/Deftones/Korn…) et masterisé par Eike Freese (Dark Age) le son de cet album est chaud et brûant comme le coeur du volcan, preuve en est « Time bomb » fait vibrer sa basse et ses guitares comme ce bon vieux titres de « Slave... » avec un refrain qu’on n’oublie jamais.

Erik Grönwall, maîtrise, fait monter les décibels, et sublime les morceaux comme SKID ROW le mérite. On assiste à une déferlante de solos plus dingues les uns que les autres, et à des rythmiques d’anthologie qui virevoltent au milieu des flammes.

Dix titres, dix brûlots, dix machines à zouker. Voilà ce qu’est ce nouvel album de SKID ROW, et pourtant on se pose la question de savoir où sont les titres un peu plus mélo, un peu plus langoureux. Que l’angoisse redescende, évidement que les américains ont tout prévu, sinon ils ne seraient pas SKID ROW.

D’abord on se prendra dans la face de superbes moments de basse avec « When the lights come on » qui reprend l’esprit d’un « psycho love/get the fuck out » marié avec un « Rattlesnake shake » du premier album, ou encore « Tear it down » aussi entraînant qu’un Def Leppard qui « Let’s get rock ».

Mais il faudra vraiment arriver jusqu’à la pénultième « October’s song » pour que SKID ROW vous fasse frémir avec l’incontournable balade. En effet « October’s Song », est le morceau traditionnel qui fait office de ralentissement, d’émotions plus susurrées , mais tout en se gardant bien de tomber dans un « 18 and life » , un « I remember you » ou même un « Wasted time ». Non SKID ROW vit en 2022, on se rapprochera plus d’une balade à la Bon Jovi époque « Bed of roses », avec un côté nettement plus heavy, parce que le groupe veut continuer de taper dans le dur avec ce retour en force, et mise encore une fois , plus sur un solo princier que sur un refrain ordurier avec des harmonies de folie.

Et pour finir, ils nous offrent un « World on fire » qui fait exploser la baraque, avec une frénésie sans fin.

On ne l’attendait même plus, mais il est là et véritablement « The gang’s all here ».

Arch Gros Barbare

26/10/2022