18 avril 2020

Maturité, efficacité et death metal. Voici ce que nous offre VOORHEES avec son album « Chapter two » sorti chez Great Dane Records, et que vous aurez très bientôt en format vinyle. En attendant pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe, voici une interview bien putride.

Salut à vous, bon pour ne parler que de la musique et pas du contexte pandémique avec tout ce qui en découle, comment se passe le confinement musicalement pour VOORHEES, et je suppose que, comme tout le monde, les concerts annulés et notamment celui qui était prévu pour la sortie de votre album « Chapter two », au mois d’avril, a bien dû faire changer pas mal de plans pour le groupe. Alors, quand on est un groupe underground de death metal, comment on s’organise pendant le confinement, est-ce que le temps est mis à profit pour composer ou pas ? Et comment vous avez « pensé » l’organisation scénique pour la rentrée ?
Chris : Salut Arch. Merci tout d’abord pour ce soutien qui dure depuis le début de l’aventure VOORHEES, ça fait énormément plaisir !
Comme tout le monde effectivement quelques dates ont été annulées. Dont l’Irish Fest à Lunéville (54) où nous devions présenter le nouvel album et le Brutal Campaign à Damelevières (54) où nous devions jouer. On comptait évidemment sur ces 2 évènements pour écouler albums/t-shirts et rentrer un peu de liquidités pour financer principalement le vinyle et du merch, en plus de ma Ford Mustang et de la brasserie industrielle de Seb (lol). On s’adapte comme on peut. La publicité du groupe se fait donc principalement sur les réseaux sociaux et notre page BandCamp pour la vente du nouvel album.
Les compos avancent et c’est limite inquiétant parce qu’en fait, on a de quoi faire un nouvel album. Pas sûr que Raph de Great Dane nous suive 6 mois après la sortie de « Chapter Two » (lol). De toute façon, personne ne sait quand tout va se remettre en route, tant au niveau répètes que concerts. Donc on prend notre mal en patience et on attend. Ce sera, je pense, une année blanche pour pas mal de groupes.
Fred : Effectivement, les compos avancent, mais mes potes me manquent. Je n'ai qu'une hâte : revoir leurs tronches en me prenant une bonne murge.
Seb : Hello Arch. C’est sûr que le confinement n’arrange pas nos affaires, pas de concert, pas de répète, pas de promo « live », pas de soirées pâtés et bières…. Sniff, comme Fred, les potes me manquent, et ça ne va pas être triste quand on pourra, enfin, se revoir. Mais c’est vrai que, niveau compo, ça avance à grands pas… On bosse tous (sauf Fred^^) sous Cubase et ça aide bien. Perso, j’envoie mes idées à Chris pour validation ou correction (ben, c’est quand même le chef^^ hein !!!), et je modifie mes riffs en fonction. Pour les solos, j’ai toutes latitudes pour faire de la merde, mais, je demande quand même de faire des changements de riffs de temps à autres, pour faire encore plus de la merde^^. Sinon, avec le confinement, le jardin avance bien, mais je viens de terminer mes derniers houblons… Je ne peux plus brasser^^…
Bon, indépendamment de tout cela, on voit quand même que quelques retours sont tombés en rapport avec l’accueil de ce « Chapter two » et a priori, il fait bon effet. Est-ce que ça a pu vous rassurer quant au devenir du groupe dans le sens où, bien sûr on doit faire la musique que l’on aime, mais lorsqu’elle accroche de plus en plus de monde, ça donne envie de continuer à composer et à s’éclater à faire ce que l’on aime, d’autant plus que ce n’est pas comme si vous aviez vingt ans ?
Chris : Les retombées sont en majorité bonnes effectivement. Est-ce que ça nous rassure ? Je n’en sais rien. Ça fait plaisir en tout cas. On avait déjà remarqué en concert que notre musique plaisait et on jouait déjà les morceaux qui figurent sur notre nouvel album. On voit plus ça comme un aboutissement. Ce n’est pas comme si on était une grosse pointure et qu’on présentait un album avec de nouvelles musiques. Ceux qui nous connaissent savaient déjà plus ou moins à quoi s’attendre.
Fred : Que les critiques soient bonnes ou mauvaises, nous allons continuer à jouer ce qui nous plaît. Si ça plaît à d'autres, tant mieux, sinon … Il y a d'autres groupes à écouter.
Seb : Il est vrai que les critiques de l’album sont plutôt bonnes et ça fait plaisir. Maintenant comme disent mes comparses, on fait la musique que l’on aime. Si elle plaît à d’autres, c’est un gros plus, mais on ne changera pas l’orientation musicale du groupe pour vendre plus. On reste simple et honnête, comme notre zic, on essaye de partager notre passion, mais sans compromis.
On a pu constater, d’une oreille extérieure, que pour cet album, VOORHEES est allé plus profondément dans son death old school, je veux dire par là qu’au vu de votre passé musical, la maturité, vous l’aviez déjà, mais sur « Chapter two », les chansons ont ce côté nettement plus roots qui se ressentait moins sur « Chapter one » ; c’est plus rugueux, c’est plus noir sans doute. Alors, qu’est-ce qui a joué dans la balance pour arriver à ce résultat, indépendamment des trois ans qui les séparent, parce que vous auriez pu déjà écrire un death metal de cet acabit lors de votre premier Ep finalement ? D’ailleurs vous avez repris « Evil to come » qui était présent sur « Chapter one », la raison de ce réenregistrement ?
Chris : On voulait ce côté « roots ». Plus sale, plus « old school » quoi. Personnellement, l’EP me plaît énormément mais il est trop propre. Là, on savait ce qu’on voulait niveau son et Will a fait le boulot. On lui a fait confiance et on ne s’est pas trompé. L’album n’est pas parfait, loin de là. Mais il représente très bien Voorhees aujourd’hui. Le prochain sera peut-être différent.
Seb : Je n’étais pas encore dans le groupe à la parution du « Chapter one » ; en fait, ce dernier m’a servi à apprendre les morceaux. Mais en 2 ans de vie commune, j’ai vu le groupe et les morceaux évoluer : tempo, accentuation sur certaines parties, chant plus soutenu, leads et harmonies différentes. Les différences entre les 2 opus reflètent l’évolution des musiciens du groupe, les relations entre nous, entre autres. « Evil to come » en est un bon exemple ; nous l’avons réenregistrée car, à force de la jouer, en répète, en concert, nous avons accéléré le rythme, modifié certains phrasés, et au final, gagné en puissance dans notre façon de la jouer… Et puis, pour les malheureux possesseurs des 2 « Chapter », ça permet de comparer, et de se faire une idée de notre évolution.

Le death metal, c’est aussi cette référence que les anciens citent régulièrement, à savoir celle de Chuck Schuldiner. Est-ce que lorsque vous avez écrit justement « My horror event », vous aviez en tête que vos sources d’inspirations viennent de cette scène old school bien-sûr, mais surtout en partie, pas forcément majeure mais d’une manière incontournable, de l’oeuvre de Chuck Schuldiner ? Parce que l’on ressent à l’écoute de ce morceau les atmosphères d’un « Altering the future » qui est indéniable…
Chris : C’est Fred qui a écrit ce morceau. Quand je l’ai entendu, j’ai tout de suite accroché à l’ensemble de ce qu’il avait composé. Alors que parfois, je n’aime pas tout, et je mets souvent de côté ses compos. Mais ça lui convient puisqu’il est capable de créer un morceau par jour (lol).
Fred : Ce morceau m'est venu alors que je faisais mon toit. J'ai peur du vide, et je m'imaginais souvent m'écraser sur le sol. Ce doit être cette hantise qui a mis quelque chose en branle dans mon cerveau tordu. La peur du vide ou un besoin de s'occuper l'esprit … La référence à Death est indéniable ; Chris y a même contribué en retravaillant le couplet, mais la partie solo me semblait plus inspirée par le thrash … Bref, Chuck et son œuvre ont indubitablement une grosse influence sur le groupe.
Seb : Chuck Schuldiner est une des grosses références Death métal, et pareillement, une des miennes… Je pense qu’il nous est impossible de composer, sans avoir, à un moment ou un autre, un riff qui ne sonne pas Chuck.
On parlait de profondeur, on parlait de choses plus roots ; même votre visuel s’est endurci, car l’artwork, une nouvelle fois de Fabrice Romo, met encore à l’honneur bien évidemment cette passion que VOORHEES a pour la saga « Vendredi 13 » et ces films d’horreur des années 80’s, mais on sent que le petit côté plus « enfantin » s’est dissimulé pour laisser la place à quelque chose de plus morbide, de plus crasseux, un peu à la manière des vieilles pochettes de Slayer telles les « South of heaven ». Alors, comment est venu là aussi ce changement ; est-ce qu’il s’agit d’une volonté maintenant de marquer les esprits d’une manière plus putride, comme l’est souvent le death metal ? Car vous auriez pu tout aussi bien conserver ce côté humoristique ; c’est donc qu’il y avait une volonté de donner une autre image non ?
Chris : Fabrice a carte blanche pour tout ce qui est visuel. En général, tout ce qu’il nous sort concernant les pochettes ou le merch nous convient de suite. Son style et sa façon de voir les choses évoluent avec le groupe. Les prochains « artwork » vont être bien sanglants, ça je peux te le dire (lol). Le côté humoristique, on l’aura toujours dans notre façon de nous comporter. On fait de la zik sérieusement, sans se prendre au sérieux.
Petit bonus, vous avez bossé avec le Sieur Dan Swanö pour le mastering. C’est un nom connu de tous mais c’est vrai que si, dans les années 90’s, tout le monde accourait pour avoir le son Swanö, c’est devenu plus rare aujourd’hui ; que représente-t-il pour vous ?
Fred : Edge of Sanity, Infestdead, Bloodbath et tant d'autres groupes… Dan est tout simplement une légende, en plus d'être un grand professionnel, et c'est un honneur qu'il ait masterisé notre album.
Seb : Sachant que notre musique est très influencée années 90’, nous recherchions le type de production de l’époque, et quoi de plus logique que Dan Swanö... Il a réussi à nous faire un son alliant modernité et métal old school.
On a vu qu’une version vinyle était en préparation ; c’est intéressant de voir qu’aujourd’hui, certains groupes underground se fendent d’un budget conséquent pour arriver à sortir leur album en format vinyle, même si ça coûte un peu. Preuve en est pour vous, et aussi pour un groupe comme Slave One qui a pour objectif de sortir leur « Omega disciples » dans le même format. Alors que représente pour vous justement le fait de sortir votre production dans ce format ? Est-ce que cela apporte d’une part plus de cachet à l’œuvre évidemment, mais aussi est-ce que cela veut dire qu’il faut retravailler la masterisation pour ce format ?
Ensuite en étant plus technique et plus terre à terre, quel est l’investissement financier qu’il faut apporter pour voir se réaliser un tel projet et comment sont finalement pensées les étapes car je suppose que les tergiversations avec le label ou en autoprod sont obligatoirement dictées par le prix et le nombre de pressages non ? Vous êtes passés par qui pour réaliser le vinyle ? Il y aura des bonus ou un insert différent ?
Chris : La version vinyle me tenait énormément à cœur. Peut-être plus à moi qu’aux autres, je ne sais pas, il faudrait leur demander (lol). Le côté nostalgique, la beauté de l’objet. Et putain, un vinyle, ça a quand même plus de gueule qu’un CD !!! Et puis notre style de musique et de visuel colle parfaitement avec ce support.
Dan Swanö a réalisé un mastering spécial pour le vinyle oui. La sonorité est différente donc il a fallu un support audio différent. Ne me demande pas de rentrer dans des termes techniques, je ne saurais franchement pas te dire correctement pourquoi. En tout cas, voici le message qu’il nous avait envoyé quand il avait fini le mastering « There's also a FDR version for vinyl created, for when humanity realize that the loudness war is a useless, idiotic thing ;) » (NDLR traduction: * Il y a également une version en FDR (Full Dynamic Range) pour le pressage des vinyles pour le moment où l'humanité réalisera que le concept de "la guerre du volume" est sans intérêt et ridicule ;) ) . De toute façon, avec un gars pareil, tu peux que lui faire confiance !
Concernant ta question sur le financement, étant donné que nous sommes contre le financement participatif (après tout, si tu veux sortir un album, démerde-toi pour trouver le pognon sinon ne le fais pas), il a fallu emprunter de l’argent et c’est un membre de ma famille qui a investi dans le projet et je l’en remercie énormément. Les fans de metal paient déjà leur CD et leur place de concert ; on n’allait pas encore leur demander de financer nos envies. Certains le font et ça marche, tant mieux pour eux, mais nous sommes totalement contre ce système.
300 exemplaires d’un vinyle, ce n’est pas donné mais c’est plus intéressant que de presser 100 ou 200 exemplaires. Et ça nous permettra de le vendre à un prix correct. Nous avons fait presser ce vinyle chez « Vinyl de Paris ». Avec cette histoire de confinement, tout a pris du retard, et au moment où je t’écris, les test pressing ont été validés et on devrait recevoir les vinyles d’ici fin avril/début mai. Il reprendra le visuel du CD mais un peu différemment présenté. Il y aura nos sales gueules dessus et un insert contenant paroles et les dates de concerts qu’on a effectués depuis le début. Vu qu’on imprime nous-même l’insert, on va pouvoir le mettre à jour régulièrement, si un jour on sort de cette merde (lol). Il sera numéroté à la main et le vinyle sera transparent et en 180g.

Quand on écoute « Chapter two » et le premier Ep, il y a donc un fossé niveau son, niveau composition qui sont beaucoup plus en relief ; il n’y a qu’à écouter « The will to kill » ou « I’m the man who became god » pour en être certain. Quel genre de regard portez-vous sur votre premier Ep, après ces trois années, forcément en tant que musicien, compositeur, mais aussi en tant que simple auditeur ?
Parce que justement est-ce que l’on peut être plus sévère à l’égard de sa propre musique quand on voit tous les groupes et tous les albums qui sont sortis depuis plus de quarante ans dans la scène « metal » au sens large, ou au contraire on est plus clément sur ce que l’on a pu écrire ?
Chris : Et bien niveau son, Will, notre batteur, a fait un boulot de fou. Même avant le mastering, ça sonnait comme on l’avait espéré et Dan Swanö a finalisé la chose avec le résultat qu’on connaît. Comme je disais plus haut, il est très loin d’être parfait mais c’est aussi voulu et on l’assume. On a voulu retranscrire le groupe sur CD comme il est sur scène.
Concernant les compos, c’est simple. Sur l’EP, j’ai écrit tous les riffs (excepté l’intro de « Evil to Come » qui est de Fred) tandis que sur cet album, on s’y est mis à 4. Ça s’en ressent énormément. Cet album est plus diversifié. Même si je reste maître des arrangements surtout pour faire coller les paroles sur chaque morceau, c’est appréciable d’avoir 4 compositeurs qui vont tous dans le même sens, mais avec des influences et des idées différentes.
« The Will to Kill » vient au départ d’un morceau que Will avait composé pour son projet solo « NOSPHARES ». Il a été d’accord pour qu’on le reprenne et aussi pour le modifier un peu. J’ai rajouté le riff du couplet et voilà. Tout comme « I’m the Man Who Became God », ce sont des morceaux au tempo plutôt lent mais ils restent puissants et ancrés dans le « old school ».
Fred : C'est clair que je suis le plus clément du groupe. Trêve de plaisanterie, on fait avec les moyens du bord et c'est clair qu'il y a une grosse évolution niveau production ; ce dont nous sommes tous fiers.
(NB : Fred s’appelle Frédéric Clément, d’où la blague à 2 balles qu’il vient de sortir mdrr ! #Chris)
Seb : Comme déjà dit, je n’étais pas dans le groupe à la sortie du EP, mais il y a une sacrée belle évolution entre les 2 opus, la prod est beaucoup plus chiadée sur le « Chapter two »… Mais il faut être critique envers son travail, et il est certain qu’avec le recul, nous trouverons que nous aurions pu, ou du, faire les choses différemment.

En parlant de ça, on sait très bien qu’aujourd’hui les chroniques n’ont plus vraiment d’intérêt ; internet ayant permis aux groupes de maîtriser leur communication sans plus jamais dépendre de personne, et l’intérêt porté à la musique d’un groupe dépend de ses concerts, de son merchandising, plus que de ce que le groupe peut avoir à dire. Alors est-ce que le death metal est devenu une véritable consommation où rares sont ceux qui achètent du format physique, et disent acheter lors des concerts, mais finalement ne vont que dans les gros fests. Alors comment un groupe underground peut maîtriser cet éventuel attrait quand tout est déjà malheureusement un peu « pipé » ?
Chris : Si je prends l’exemple de « BandCamp », le support physique se vend beaucoup plus que le support numérique. Et j’ai bon espoir que le vinyle intéresse du monde également. Notre style musical s’y colle parfaitement. Après, on ne pourra jamais empêcher le groupe de se retrouver sur Youtube ou même sur des forums de « Torrent » et d’ailleurs, on s’en branle un peu, ça nous fait toujours de la pub. De toute façon, tout est réinvesti dans le groupe (album, merch, frais de déplacements etc.).
On sait très bien qu’en ajoutant le terme « old school » à notre death-metal, on réduit notre champ d’action. Aujourd’hui, on est plus dans le technique et/ou brutal. Mais on n'a pas honte de ce qu’on joue contrairement à d’autres qui font du « old school » mais qui n’assument pas. On ne fait pas ce genre de death parce que c’est à la mode, on le fait parce qu’on aime ça. Parce que c’est dans ce style qu’on se retrouve. Alors c’est peut-être aussi un peu pour ça que certains festivals nous ferment leurs portes. On n'est pas assez « actuels ».
Une chose qui caractérise bien VOORHEES au-delà de sa musique et de son death metal , c’est son côté familial, son côté humain et surtout amical. C’est important pour vous de conserver ce côté « fun » qui peut-être s’est perdu au fur et à mesure des années chez pas mal de monde, où dans le death metal on constate de plus en plus dans certains concerts plus de « boudeurs » que de gens qui s’amusent comme on pouvait le faire dans les années 80’s/90’s ? Après, c’est peut-être très français…
Chris : Français ? Non, je ne crois pas. On n’est pas dans le registre Ultra-Vomit ou Gronibard, encore moins dans le coverband de Dorothée. On a un état d’esprit proche de groupes comme Obituary ou Asphyx. On est là pour le plaisir, pas pour sortir les muscles et faire la gueule à la moindre occase. On est très déconneurs et c’est ce qui fait notre force. De toute façon, je joue avec des gros connards donc ça ne peut pas être autrement que fun (lol)
Seb : J’aime bien ta description de nos caractéristiques… C’est clair qu’avec ces gars, j’ai trouvé une deuxième famille… Nous sommes capables de faire une répète, sans toucher nos instruments : une table, de la charcut et de la bière. On a tous nos vies, mais on essaye de passer du temps ensemble ; l’amitié et les bons moments, c’est important. Merci à Fred de m’avoir appelé un dimanche soir vers 22h, il y a environ 2 ans, complètement bourré, pour me demander de venir jouer avec Voorhees… Perso, j’étais encore à l’apéro, donc…
Il parait qu’on ne sourit pas dans le metal… Ben… Nous, si… Et on le revendique. Si on peut faire passer un bon moment aux gens et les dérider… C’est qu’on a gagné notre soirée…
Bon, prochain concert en 2075 ! Peut-être en attendant on peut vous soutenir : comment et où niveau cd, t-shirts et surtout vinyle !!??
Chris : Pfiouhhh… En tout cas, le premier concert post-Covid, on va l’apprécier, c’est certain !!! Tout est dispo sur www.voorhees.bandcamp.com ou par MP sur notre Facebook @voorhees.deathmetal.
Seb : Soutenez-nous, mais aussi la scène locale, et après cette merde, courrez dans les petits festivals, soutenez les événements locaux… Vivez et profitez…
Liens:
https://www.facebook.com/voorhees.deathmetal/
https://www.facebook.com/GreatDaneRecords/
https://www.greatdanerecs.com/eshop/web/
Arch Gros Barbare
18/04/2020