WILDFIRE -Wildfire-


30 octobre 2022

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Groupe : WILDFIRE

Titre : Wildfire

Label : Autoproduction

Année : 2021

Plus les années défilent, plus le metal devient extrême, et pourtant il reste des groupes qui tiennent encore le flambeau du hard rock, le bras tendu. Et malgré leur jeunesse, ils font hurler leurs cordes au rythme de mélodies endiablées à la manière d’un AC/DC.

C’est le cas pour les bordelais de WILDFIRE , à l’instar des parisiens de MAD (Massive Audio Distortion) avec « 3 accords dans ta gueule », ou de Deadline et enfin des Iron Bastards avec « Boogie Woogie Violence » leur tout premier album, ils maîtrisent le Hard Rock et le Heavy Metal chaleureux, mélodique et velu qui donne chaud à la nuque, influencé par les AC/DC, les Motorhead et autres glorieux astres des 70/80’s.

Du coup avec ces huit titres (plus deux live) au son chaud, WILDFIRE et son album éponyme montre qu’on peut encore mettre le feu dans la légèreté sans forcément flirter avec la brutalité.

Et cette légèreté, elle s’entend dès les premiers titres avec « Wildfire » et « One night Rock’n’Roll », parce que WILDFIRE joue la carte du hard rock bluesy bien énervé,aux influences vraiment proches d’AC/DC. Des riffs qui restent en tête, le pied qui tape au sol, la nuque du chien de plage arrière prête à dire oui de manière obsessionnelle, c’est avec « Deeper than Hell » qu’on se rend compte définitivement de cette portée de hard rockers que possèdent les WILDFIRE ; Et de cet amour certainement inconditonnel pour les australiens avec malgré tout cette modernité dans le solo qui donne au style plus de patate.

Pourtant l’impression en tête et l’ a priori dans la bouche, on se rend compte rapidement que WILDFIRE n’est pas un ersatz musical, car parallèlement leur groove peut parfois se faire plus sombre, et plus localement tribal avec des morceaux tels que « Groove ‘til the morning » et où étrangement les riffs se font largement heavy/thrash. Ça nous saute aux oreilles comme un bouchon de cérumen, parce que les guitaristes s’harmonisent pour donner à leur rythmique des airs d’Iron Maiden dans un lead inarrêtable.

Et cette évolution se fait également sur les suivants jusqu’à la très cajun « Anger Of Woman ».

C’est certainement ici que le chant du lead vocal se révèle vraiment dans son entrée en matière, puisque non dissimulé derrière les instruments.

Ce titre est un véritable hymne de guerre qui montre la rage de WILDFIRE, sa sauvagerie et sa capacité à fédérer dans son sillage les amateurs de hard rock des débuts.

L’album se termine, avant les deux morceaux live « Deeper than Hell » et « Born to rock », avec un hommage bien ciblé, puisque le titre s’appelle « (Lemmy) we don’t forget you ».

Du coup WILDFIRE accélère, prend une gorgée de Tonton Jack et envoie la purée comme jamais. Les riffs sont en feu, le lead a faim et bouffe tout ce qu’il trouve, la taperie fracasse comme un sourd sur une galère romaine et on explose en apothéose Hard & Heavy à l’ancienne, le tout dans une prod couleur incendie et brûlures au troisième degré.

Un bon premier album qui brûle autant en studio que sur les planches. Mais rien n’est totalement positif, car un visuel un peu plus travaillé dans son intégralité aurait certainement mis plus en valeur la musique des WILDFIRE.

Arch Gros Barbare

30/10/2022